Bon père de famille

Je suis célèbre !

Et oui, mon nom apparaît sur des millions d’exemplaires. Comment ça, de quoi. Ben de CGV, évidemment! Ah, parce que vous n’avez pas lu les dernières CGV ? Vous ne faîtes donc pas partis du premier million de lecteurs potentiels des CGV ? Allons, il y en certainement parmi vous ! Alors, non ? Ça ne vous revient toujours pas ? C-G-V… Conditions Générales de Ventes… Ben oui, Free a décider de faire apparaître à nouveau ce terme dans ses CGV, indiquant, à propos de son forfait illimité, que «Le service est conditionné à une utilisation non abusive, en bon père de famille».

Donc, je suis célèbre ! … oui, c’est peut-être un peu tiré par les cheveux, mais pour l’instant, c’est tout ce que j’ai trouvé…

Pour en revenir au sujet qui nous intéresse, le Père de famille, pater familias pour les érudits, est donc une référence, ou plus exactement, peut être une référence puisque, s’il y a le bon (bonus pater familias), il y a forcément son corollaire, le mauvais père de famille (malus pater familias). Mais alors moi, qui suis, on ne peut le contester, père de famille, suis-je un bon ou un pas bon ? Et d’abord, comment on le reconnait, le bon ?

Si l’on s’en réfère à Wikipédia, le bon père de famille est normalement prudent et diligent, attentif, soucieux des biens et/ou des intérêts qui lui sont confiés.

En un mot : c’est tout moi.

Ouf, je suis donc du bon côté! Ça, c’est réglé.

Maintenant, vérifions que ça marche pour tout:

  • J’utilise mon téléphone en bon père de famille: 10min de communication/mois sur trois destinataires (la mère de famille et les deux filles), presque vieux père de famille !
  • Une voiture de bon père de famille: un C8, on ne fait pas mieux !
  • Une conduite de bon père de famille: j’en suis presque au niveau du grand-père, au grand dam des filles, qui sont contentes quand maman prend le volant et appuie sur le champignon !
  • Des placements de bon père de famille: euh… un livret A.
  • Une éducation de bon père de famille: je frappe, et après j’explique…si j’ai le temps ;)

Bon, c’est tout ce qui me vient à l’esprit, mais si vous en voyez d’autres, je m’engage à répondre !

Sur ce, je vais prendre ma douche de bon père de famille (ni trop chaude, ni trop froide, et surtout pas trop longue…) et après dormir comme un bon père de famille (c’est équivalent de « comme un bébé », en plus court :) )

Le Kids surf

 La question de l’utilisation d’internet par les enfants revient régulièrement dans les conversations de tous les parents. Pour notre aînée, nous avions commencé à nous interroger alors qu’elle avait 7 ou 8 ans. Aujourd’hui, le sujet est abordé dès les premières années de maternelle, voire avant ! Normal, à l’heure ou l’utilisation d’internet fait partie des activités quotidiennes de bon nombre de parents.

La première crainte, et même l’angoisse, est l’idée que son enfant puisse tomber sur des images qu’il n’aurait jamais dû voir ou, pire encore, que son jeune ado soit piégé par un monstre pervers ! Nous sommes passé par là !

Le deuxième problème concerne le temps passé (gaspillé ?) devant un écran. Ce paramètre est assez facilement gérable avec les plus jeunes, mais beaucoup difficilement avec les plus grands, lorsque leur vie sociale, qui aujourd’hui est pour partie numérique, prend de l’ampleur.

Avec quatre enfants, trois ordinateurs et des parents plus ou moins eux-même connectés (la preuve est que je ne n’écris pas ces mots sur un petits cahier, mais en ligne sur wordpress…), nous avons été confrontés à toutes ces questions et nous y avons, tant bien que mal, apporté quelques réponses, que je vous livre ici.

1. L’accompagnement

C’est évidemment le premier paramètre et LE plus important. Le seul meilleurs moyen de protéger nos enfants de tous les dangers (certes plus ou moins graves) évoqués ci-dessus. Cela signifie chez nous, accompagner les plus jeunes dans leurs premières découvertes, évoquer régulièrement les règles à respecter et les précautions à prendre pour les plus grandes et, surtout, installer l’ordinateur familial dans la pièce de vie, à la vue de tout le monde (et surtout de nous :) ). Ainsi, les enfants ne sont jamais seuls devant la machine et ce qu’ils y voient.

En cela, nous sommes maintenant (un peu) aidé par l’école, qui a proposé au collégiens une sensibilisation aux dangers d’internet. C’est toujours bon d’avoir le même son de cloche à l’école et à la maison.

Ainsi, les grandes filles (collégiennes) me semblent aujourd’hui assez conscientes de ce qu’elles peuvent faire ou pas, y compris, pour la plus grande, sur facebook (j’en parlerai peut-être plus en détails une autre fois).

2. Les outils de contrôle parental

L’objectif est double. Le premier est de filtrer les contenus et éviter de tomber, par hasard, sur ce qui ne leur est pas destiné (quel enfant n’a pas envie de chercher, alors qu’il découvre la formidable puissance d’internet, des images concernant de mignons petits chats ou chattes… ). Le deuxième est de pouvoir limiter le temps d’utilisation pour les plus grandes qui se retrouvent parfois seules (oui, je sais, j’ai dit le contraire juste avant, mais je parlais surtout des plus jeunes…). J’en ai testé un certain nombre, les intégrés à windows (connais pas Mac), les outils externes (tels que ceux proposés par les fournisseurs d’accès). Finalement, je me suis arrêter sur Norton online family. Cet outil, gratuit, permet de gérer assez finement les filtres de site et les temps de connexion et ce pour chaque enfants. Il se connecte sous une session personnelle, avec mot de passe, et des critères particuliers s’appliquent alors. Cet outil étant en partie en ligne, il est possible de le configurer à distance et même, si l’on veut pousser l’espionnage plus loin, recevoir des mail d’alerte en cas de connexion et de surf illicite… Bon, évidemment, le but n’est pas de fliquer les enfants, mais d’instaurer un dialogue et d’expliquer les raisons de cette protection (c’est beau hein, ces magnifiques principes d’éducation! mais je vous rassure, ça ne marche pas toujours comme ça :) ).

3. Les navigateurs adaptés pour les enfants

Le premier, et le seul jusqu’à aujourd’hui, que j’ai expérimenté est Potati, et ce depuis la version beta. Ce type de navigateur, adapté aux plus jeunes (il disent 3-12 ans), comporte en fait un éventail de contenus sélectionnés (vidéos, jeux…) et un environnement protégé, empêchant l’enfant de quitter l’application. Tout est verrouillé et sous contrôle !

Il en existe d’autres, Kidozkidzui, que generation-web a testés.

 

Voilà comment, en gros, comment est géré le surf des enfants chez Unperedefamille.

Pour en savoir plus, quelques dossiers concernant la vie numérique de nos enfants, sur le site NumeriKids.

Enfin, même si le but de ce billet n’est pas de citer tous les sites que mes enfants ont fréquentés, je ne veux pas vous quitter sans citer mon site coup de coeur, mais qui est certainement celui de mes filles, qui y ont passé quelques heures: Poissonrouge, vraiment très bien fait, plein de poésie, riches en découvertes pour les plus petits.

Et chez vous, ils surfent comment vos bambins ?

 

Unperedefamille sur Google+ !

J’y suis allé, j’en suis reparti, j’y reviens avec la page Unperedefamille. C’est pour ceux qui ne seraient pas sur facebook, mais sur Google, il en faut pour tous les goûts !

Pour l’instant, tant qu’il n’y a pas trop d’abonnés (personne pour l’instant :) ) je ne mettrai que les liens vers les articles du blog, juste histoire permettre de suivre l’arrivée des articles.

Tous les boutons nécessaires sont dans la colonne de droite, là ==>

 

 

Une fille de plus…

La plupart des personnes, lorsqu’elles apprennent que je vis avec cinq femmes à la maison, prennent un air, au mieux apitoyé, au pire horrifié à l’idée de l’existence que je dois mener, et ils ont bien raison :) . Et bien sachez que je n’en ai encore pas assez, au point d’en héberger depuis quelques jours une sixième ! Oui, oui, volontairement !

Bon, il est vrai que cette sixième filles n’est pas tout à fait comme les autres. Enfin, si, elle est comme les autres en tant que fille, mais elle présente quelques différences. La première est qu’elle est BEAUCOUP plus discrète et ne prend la parole, tenez-vous bien,  que lorsqu’on lui propose ! Mais, allez-vous me dire, elle vient d’une autre planète ? Et bien presque… puisqu’elle arrive, mais vous l’avez déjà deviné avec l’image, tout droit de Chine.

Comment est-elle arrivée là ? Et bien il se trouve que Grande Fille a eu cette envie bizarre, quoique de plus en plus répandue, de choisir le chinois en tant que deuxième langue au collège. Et comme fréquemment, un échange avec un écolier du pays où cette langue est officielle, est proposé. C’est ainsi que nous accueillons cette jeune Shanghaillaise pour un peu plus d’une semaine. Oui, car elle ne vient pas, comme vous pouvez vous en douter, étant donné le coût d’un tel voyage, du fin fond de la campagne, mais de cette mégapole qu’est Shanghai.  Elle a dû bien rire (intérieurement évidemment) lorsque qu’on lui a présenté le quartier d’affaire de La Défense (à l’ouest de Paris), notre mini (micro) Shanghai, avec ses maga-tours de 40 étages ! :) Donc oui, sa famille n’est pas dans le besoin, et elle n’en finit pas de sortir de son énorme valise les derniers objets high-tech à la mode, comme l’i-phone, le denier Nikon, ou encore un mini PC tactile lui servant, entre autre, de traducteur…

Le premier problème auquel nous avons dû faire face vient justement du fait qu’elle vienne de Chine et parle donc… chinois !  Alors que le vocabulaire chinois des membres de la famille n’excède pas deux mot, dont le classique nin hao (bonjour), et celui de Grande fille quelques dizaines de plus, mais ce qui est loin d’être suffisant pour tenir une conversation. C’est ainsi cette jeune Chinoise, qui apprend le Français, est venue en France pour rencontrer une jeune Française qui apprend le Chinois, et qu’elles finissent par communiquer en… anglais ! :)

Le deuxième soucis s’est présenté à table, lorsqu’elle s’est retrouvé devant son assiette contenant une tranche de viande, et entouré d’un couteau et d’une fourchette. Nous nous imaginions bien qu’elle n’aurait pas l’habitude d’utiliser une fourchette. Mais cet ustensile ne lui pose pas de problème. Non, le soucis est venu du couteau, qu’elle ne sait ABSOLUMENT pas utiliser. Elle a bien essayé, bravement, de détacher des morceaux de viande en utilisant la fourchette, mais sans résultat probant. Nous avons fini par lui proposer de lui couper sa viande en morceaux. Partis dans cet élan de bonté, nous lui avons même proposé une paire de baguettes, qu’elle s’est empressée d’accepter, et ce qui a finit de la mettre à l’aise !

Enfin, il est une caractéristique, commune à tous les habitant de cette contrée du soleil levant, qui rend parfois la communication un peu difficile, c’est qu’elle a toutes les peines du monde à dire non. Elle dit donc souvent oui, même si cela veut dire non… Pas simple !

De la même manière, après deux matins où nous avons attendu en vain qu’elle se lève (11h le deuxième jour), nous nous sommes dit qu’elle attendait peut-être que nous lui donnions l’autorisation de se lever… :)

Voilà, malgré tout, après trois jours de découverte, d’apprentissage de part et d’autre, la communication est maintenant plus facile, y compris avec Grande Fille, qui se rend compte, de manière concrète, qu’il est utile de maîtriser un minimum la langue anglaise, ce qui, malgré ses lacunes, paraît plus abordable à court terme que le chinois ! D’autant plus que dans quelques mois, c’est elle qui va devenir Shanghaillaise pour une douzaine de jours… mon bébé à des milliers de kilomètres de chez nous… mais bon, nous avons encore un peu de temps pour nous y préparer… et j’aurai certainement l’occasion d’en reparler !

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PS. J’espère que personne n’a pensé, en lisant le titre, que j’annonçais l’arrivée d’un nouveau bébé … ;)

La petite souris

« Maman, papa, elle est passée ! », crie-t-elle, toute heureuse, en brandissant la petite pièce trouvée sous son oreiller.

Elle (la petite souris), fidèle à la tradition, était donc venue échanger la petite quenotte contre un présent, en l’occurrence une pièce de 2€. Cette petite souris est vraiment très généreuse pour une petite fille de 5 ans et demi !

Il faut dire que cette fois, cette souris a été également gâtée, puisque p’tite puce, reconnaissante à l’avance de ce que cette bestiole allait lui laisser, avait déposé, en plus de l’incisive, une offrande, sous la forme d’un petit bracelet. Elle a vraiment de la chance cette souris, et est d’ailleurs reparti avec le cadeau ! ;) Sauf que… si nous voulons perpétuer cette légende, il faut éviter que p’tite puce ne retrouve inopportunément ce bracelet ! :)

Mais justement, pourquoi perpétuer la croyance en cette histoire abracadabrantesque de souris qui viendrait par on ne sais où, avec un cadeau sur son dos, pour venir chercher, on ne sait trop pourquoi,  une dent !

Bon, d’accord, le Père-Noël, qui viendrait déposer des cadeaux en passant par la cheminée, même quand une telle cheminée n’existe pas, n’est pas plus crédible… Mais au moins, on sait que le Père-Noël, ce brave homme, agit par pur bonté, sans rien attendre en retour. Alors que  la souris, elle, pourquoi viendrait-elle jusque sous les oreillers chercher ces petites dents ? Et qu’est-ce qu’elle en fait, d’abord, de ces dents ? Cette question très censée est d’ailleurs une de celles posées par une de mes puces. J’avoue que c’est toujours très dur pour moi de chercher à justifier un mensonge… et j’essaie généralement d’éluder la question, en restant très vague !

Alors pourquoi continuons-nous à les laisser croire tout cela ?

Et bien justement pour ces moments, où ils (elles en ce qui me concerne :) ) arrivent, rayonnants, un sourire jusqu’aux oreilles, tout heureux de tenir dans leurs mains le cadeaux apportés par le petit rongeur. Et en plus, je sais par expérience (et la mienne commence à être sérieuse :) ) que les enfants ne sont pas traumatisés et ne nous en veulent absolument pas, bien au contraire !

Et pour aller encore plus loin dans le mensonge, le site nosjuniors.fr suggère justement une petite sélection de livres à ce sujet.

 

Reprise, oui mais…

Août, septembre, octobre, novembre, décembre… presque 5 mois de pause !

Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous barber avec l’analyse des raisons qui ont fait que j’ai cessé, pendant quelques temps, de vous conter mes petites histoires. Non, non, je garde ça pour moi et en outre, je ne suis pas sûr d’être certain de tout savoir du pourquoi et du comment… :)

Par contre, ce que je peux dire, c’est que ma motivation pour cette reprise tient en un mot: le plaisir !

Tout d’abord le plaisir d’écrire, de trouver le mot juste, parfois la formule amusante (selon moi, évidemment :) ), sur des thèmes qui m’inspirent.

Ensuite le plaisir de savoir que ces mots seront lus et parfois appréciés. A force de l’entendre, je vais peut-être finir par le croire… :) . C’est d’ailleurs, je l’avoue, suite à plusieurs « réclamations » de la part de quelques lecteurs et amis que j’ai décidé de reprendre l’écriture. Merci à eux.

Enfin le plaisir de recevoir vos commentaires et pourquoi pas d’engager des débats, lorsque le sujet s’y prêtera.

Et, comme dit la biche, prendre du plaisir et le partager, c’est le pied !

Voilà, voilà…

 

Photo: Franquin :)

 

 

 

 

Quand le jeu dégénère

Tout commence lors d’une belle journée grise et pluvieuse (tiens, un oxymore…). Soudain, une idée me traverse l’esprit:

« et si on jouait ! »

A  moins que ce soit suite à un harcèlement en règle. Oui, c’est plutôt ça, car je ne vois pas comment je pourrais être à l’origine d’une telle idée !

Quoi qu’il en soit, et malgré mes réticences, nous voilà lancés dans une partie de je ne sais quel jeu, ce détail n’ayant d’ailleurs pas d’importance pour la suite de l’histoire…
Enfin pour être exact, quelques étapes sont à franchir avant d’arriver à débuter le  jeu…

Et en premier lieu, déterminer la liste des joueurs.

« Qui veut jouer ? », lancé-je à la cantonade.

Quelques réponses. A première vue, nous serons 4. Non, finalement, une cinquième se manifeste. Nous serons donc 5. Oui mais puisqu’elle joue, une autre se désiste… Bon, après quelques palabres, négociations et autres médiations, le nombre se stabilise.

Sauf que, il faut alors, si ce n’est déjà fait, passer au choix du jeu ! Et là, c’est autant d’avis potentiels que de participants !

Mais admettons ! Admettons, pour faire court, que nous soyons parvenus à un compromis… là vous pouvez me remercier de vous épargner quelques pages de lecture !

Le jeu, ce moment de convivialité, de joie, de partage en famille, de rires, peut alors commencer, et au début tout se déroule bien…

Jusqu’au moment où…

 » Pourquoi c’est toujours elle qui gagne ! »
 » Arrête de faire bouger le plateau ! »
 » Elle a triché ! »
 » Moi je joue plus ! »

Et tout part en vrille !

S’ensuivent, bouderies, jets de pièces et autres objets en tout genre, des cris, des pleurs. L’une quitte la table, puis revient. L’autre jette définitivement l’éponge, entre autre…

Dans le meilleurs des cas, nous parvenons à finir la partie, et dans le pire, on arrête tout avant la fin et tout le monde est énervé.

Voilà, et d’abord, moi j’aime pas jouer… on se demande pourquoi ! :)

Première vidéo 2012

Traditionnellement, enfin si 4 fois suffisent pour être considéré comme une tradition, je réalise une petite vidéo de voeux, à destination de la famille, des amis…

Cette année, et pour la première fois, je la partage avec vous, amis lecteurs de cet humble blog. Bon, d’un autre côté, c’est le premier jour de l’an du blog :)

Au delà du résultat, qui vaut ce qu’il vaut, la réalisation de cette vidéo est une bonne occasion de réaliser une activité en famille avec à la clef de sacrés fou-rires !

J’en profite pour vous souhaitez à tous une très bonne année 2012, pleines de ces moments partagés !

Papa, arrête tes blagues pourries !

 

On ne dit pas: « Je me suis promené, un peu triste, dans la capitale » mais « J’ai Paris » !

Bon, là je fais une pause, le temps que vous vous en remettiez…

… j’attends encore un peu… Ça y est, vous avez fini de rire  ? Pas encore ?

Comment ça, rien du tout ?! Hein ? C’est pas drôle ? Je ne comprends pas !
Ah ! C’est toujours la même chose. Personne ne me comprend.

Chaque jour, lorsque la famille est réunie autour de la table, je fais des efforts pour mettre un peu de bonne humeur, en produisant quelques calembours, jeux de mots et autres énoncés absurdes. Malheureusement, et étonnement, mes enfants n’y sont absolument pas sensibles, et je n’ai le droit, en retour, qu’à de profonds soupirs, voire à des « arrête papa, t’es pas drôle ! ».

Mais quand le monde va-t-il se réveiller ? et comprendre enfin que les nouveaux Coluche, Déproge et Fernand Raynaud (pour les plus anciens…) réunis, c’est moi !

Cette année, j’ai même eu droit à un message du Père-Noël (le vrai !) me disant, de la part de ma fille, que mes blagues n’étaient pas drôle… navrant !

Pourtant, malgré les critiques, et parfois quelques doutes, je continuais de m’accrocher, coûte que coûte, désespérément…

Jusqu’à ce dimanche 25 décembre…

Ce jour-là le Père-Noël m’apporta, malgré ses paroles blessantes, la preuve que je n’étais pas le seul à faire ce genre de blagues, sous la forme d’un livre, qui en était rempli ! Il s’agit de « Les fourmis n’aiment pas le Flamenco« , d’Auguste Derrière. Moi j’en suis fan et ne peux pas lire une page sans éclater de rire !

Alors, je transmets officiellement un petit message à mes filles: « Quoi que vous en pensiez, et à votre grand désespoir peut-être, je vais CON-TI-NUER ! ». De toute façon, je ne sais pas faire autrement :)

Allez, une petite dernière pour la route, extraite du livre: « On ne dit pas Javellisé mais, J’ai lu » . Ouah, ah, ah !

Moi aussi j’ai une fée chez moi…

Elle ne s’appelle pas Mélusine, elle ne s’appelle pas Clochette.

Elle n’exhausse aucun voeux, et sa baguette n’est pas vraiment magique.

Elle ne transforme pas les cendrillons en princesse, ni les citrouilles en carrosse,

Non, ma fée n’est fée que du logis. Elle passe le balais, l’aspirateur, enlève la poussière, met de couvert, débarrasse la table et participe à la préparation des repas.

Et tout cela gratuitement, sans rien demander en retour…

Mais alors, je serais un esclavagiste, un de ces personnage ignobles qui exploite la faiblesse de quelqu’un pour lui faire réaliser toutes les corvées ? je vous rassure, il n’en ai rien car, d’une part, elle fait partie de la famille et d’autre part, et surtout, accomplit toutes ces tâches avec plaisir.

Alors c’est la mère de famille ? Après tout, ces tâches font bien partie de ses attributions et, c’est bien connu, elle aime ça… ;) . Là, je sais que je vais me faire des ennemis parmi ceux qui s’arrêterons au premier degré !

Ce n’est pas ça non plus, car ma fée mesure 1m13 et je ne suis pas marié avec Mimie Mathy !

Allez, je vous donne un dernier indice: elle a 5 ans.

Et oui, même si je n’en reviens toujours pas, mais c’est bien ma fille qui ADORE ranger, faire le ménage et la cuisine !

Pourtant, rien ne pouvait laisser penser qu’elle aurait ce penchant. Ses parents ne sont pas réputés pour être des as du rangement et du chiffon et ses soeurs aînées ont jusqu’à présent toutes suivi la voie de leurs géniteurs (je ne vous raconte pas l’état de l’appartement !) …

Mais comment a-t-elle pu récupérer ce gène qui lui donne ce comportement bizarre ? Un apport extérieur ? Le doute d’installe… j’ai bien remarqué que le facteur est un maniaque: il n’arrête pas de trier et de classer ses lettres… ;)

Il doit y avoir une autre explication. Voyons ce que peut nous dire la science, et pour cela, permettez moi de rappeler quelques notions de génétique.

Pour ceux qui ont vu ça à l’école et qui n’ont pas tout oublié, je rappelle que nous possédons tous deux versions de chacun de nos gènes, l’un provenant du père, l’autre de la mère. Et généralement, l’un des deux est dominant (et non, ce n’est pas toujours celui du père :) ), c’est à dire qu’il a la priorité par rapport à l’autre. Par exemple, le gène de la couleur des yeux marron est dominant par rapport à celui des yeux bleus. Il faut donc que les deux gènes soient ceux de la couleur bleue pour avoir un enfant au yeux bleus. Mais alors, comment expliquer que toutes mes filles aient les yeux bleus alors que j’ai les yeux marron ?

L’explication est simple: le gène des yeux bleus, s’il ne s’exprime pas, peut quand même être transmis, jusqu’à ce qu’il se trouve en face d’un autre gène des yeux bleus.

Nous y voilà ! Il se trouve que nous avons d’un côté et de l’autre des mères (donc ses grand-mères) plutôt accrocs du rangement et du ménage. CQFD ! La génétique m’a sauvé !

Comment, vous trouvez que la version du facteur est plus crédible ? Avouez surtout qu’elle est plus croustillante et moins prise de tête que la version génétique ! Et bien moi je préfère quand même cette dernière explication… :)

Le problème est que, étant donné son environnement, elle se sent parfois un peu seule… et exploitée, ses soeurs ne refusant pas son aide pour ranger leur chambre :)

Malgré tout, elle n’abandonne pas et, sait-on jamais, elle va peut-être finir par avoir une bonne influence sur le reste de la famille…