Un an de plus, mais surtout…

Cela faisait 365 jours que cela ne m’était pas arrivé… et oui, j’ai aujourd’hui un an de plus !

Mais je me rappelle surtout, il y a deux ans… douloureux souvenir… était-ce la crise de la quarantaine, comme ils l’appellent, ou bien était-ce tout simplement un moment de la vie, indépendamment du chiffre, où l’on éprouve le besoin de se demander ce que l’on a fait de sa vie, et justement au moment où l’on a tendance à voir surtout le négatif, voire à ne plus rien voir du tout. Et c’est dur de se retourner et ne rien voir ! Après le choc, il a fallu réagir. Poser toutes les questions sur la table, y répondre une par une, admettre tout ce que je refusais d’admettre, et remonter la pente, petit à petit…

Mais pourquoi je raconte ça aujourd’hui en public, sur ce blog que tout le monde peut lire, y compris, et surtout, des gens que je connais dans la vraie vie ?

C’est qu’aujourd’hui, deux ans après, tout a changé. Pourtant, je n’ai pas changé de boulot, pas changé de maison, pas changé de famille. Mais, grâce à tous les gens qui m’ont soutenu, supporté (dans tous les sens du terme !), encouragé, j’ai réussi à passer le cap. Et en premier lieu, je pense évidemment à ma femme et mes filles, qui ont été et sont toujours ma première motivation.

Je leur dis à tous: « merci ! ».

Bon, il faudra aussi que je leur dise directement :-)

Et à tous les autres  que, même lorsqu’on a l’impression qu’il n’y a plus d’espoir, tout est encore possible !

Aujourd’hui, j’ai donc passé un des meilleurs anniversaires parmi les quarante deux que j’ai connus. Énormément de petits mots gentils, par l’intermédiaire de tous les supports disponibles, facebook (le perso, sur lequel je n’ai que de vrais amis), SMS et mail. La seule carte reçue provient de mes parents qui, à 87 et 89 ans, n’ont pas accès aux nouveaux moyens de communication. Pas de profusion de cadeaux mais de charmantes attentions.

Les deux grandes filles sont en colos, mais elles ont pu partager le soufflage de bougies par téléphone interposé, donc tout le monde était là !

Ce jour est donc une étape symbolique de ce changement, de cette renaissance. Et je pense que ce n’est pas terminé ! J’espère par exemple, et pour en revenir à ce blog, pouvoir encore dialoguer et échanger avec vous et continuer à faire des rencontres. En un mot, partager !

Une famille moyenne

Depuis hier nous nous retrouvons donc dans la peau d’une famille moyenne: deux parents, deux enfants. Quoique, je ne sais pas vraiment si c’est la famille moyenne, sachant que chez nous les deux parents sont tous les deux les parents des deux enfants, et même des quatre ! :-) Bref, je dérive une fois de plus…

Depuis le temps que j’évoque toutes les solutions pour caser ses enfants pendant les vacances (comme ça, ou alors comme ça, ou encore comme ça)… il fallait bien que j’applique.

Elle sont donc parties en train vers un coin perdu des Alpes, pour une colo musique et théâtre… qu’elles ont choisi ! ou presque…

Hier donc, j’étais bien content à la perspective de l’apaisement que nous n’allons pas manqué de ressentir. Moins de cris, moins de disputes, moins de conflits… bref, du vrai repos !

Mais… ce matin déjà, le deuxième effet de ce départ se manifeste déjà: le manque ! Deux chambres vides, moins de cris, même pas une dispute, pas de tronche d’ado à qui on a le malheur d’avoir demandé un effort… Mais c’est que je vais m’ennuyer, moi ! ;-)

Et en plus, nous ne savons même pas si nous allons avoir des nouvelles des deux grandes durant ce séjour ! Oui, je sais, pas de nouvelles, etc… donc tant que nous n’avons pas de nouvelles, c’est que tout va bien. Oui, mais quand même…

Voilà, nous entamons donc notre période de vie à quatre, en attendant la période bénite de vie à deux :-D , mais ce sera pour plus tard…

 

 

Caser les enfants pendant les vacances: #3 Colos et séjours

Troisième alternative, sur 5 (tiens, je n’avais pas encore dit combien la série comportait d’articles), pour les vacances de nos enfants: la colo. Etant enfant, j’aurais considéré un départ en colonie comme une punition. Mais mes filles ont été jusqu’à présent ravies des séjours auxquels elles ont participé.

Avantages:

  • Les rencontres avec d’autres enfants. A chaque séjour, les filles se font pleins de nouvelles copines et reviennent avec, non pas les adresses postales, mais les adresses mails et surtout maintenant, les comptes facebook ! Ces nouveaux outils ont le mérite de favoriser le maintient du contact (il faut bien trouver des avantages :-) )
  • Dans le cas des séjours à thème, les jeunes réalisent un projet, et le mettent en oeuvre. Chez nous, les grandes partent en séjour musique et théâtre pour deux semaines, ce qui va leur permettre de monter un spectacle pour la fin du séjour. Les parents sont même invités à y assister, ce qui ne sera pas le cas pour nous, car le lieu de séjour est un peu loin… J’espère qu’il sera filmé.

Inconvénients:

  • Le prix ! Evidemment, il faut payer le transport, l’encadrement, les activités… Certains séjours à thème sont très chers ! Pour atténuer la facture, certains comités d’entreprise prennent en charge une partie des frais. Certaines communes proposent également des séjours et appliquent la modulation de la facture en fonction du quotient familial.
  • Outre les adresses de copines, elle peuvent également rapporter des adresses de copains :-( Bon, d’accord, à 13 ans, ça va encore, mais je ne m’y fais pas… :-)

Et vous, avez-vous des souvenir de colo ?


Crédits Photo
Stock Exchange

Un doudou pour deux

Dialogue chuchoté au petit matin:

« Tu me donnes le doudou ? »

« Oui, mais après tu me le redonnes ! »

Nous étions arrivés la veille, après quelques heures de route, pour cette fête de famille. Partis tôt le matin, après un réveil un peu difficile. Juste le temps de petit-déjeuner (quand même, car c’est sacré chez nous !), jeter les valises dans la voiture et nous étions partis, peut-être un peu trop vite…

A mis-chemin: « je veux doudou ! »

ZUT, DOUDOU ! il est resté dans son lit !

Pas de panique, quelques explications, tu es une grande fille, et tout et tout… et tout se passe bien. Ouf !

Sauf que, l’heure du couché finit par arriver, et là ça se passe beaucoup moins bien. Le manque de doudou se fait dramatiquement ressentir. Une tentative d’endormissement, une deuxième, toujours sans succès. Combien de temps allons-nous devoir attendre avant qu’elle ne s’écroule de fatigue ? Car il est quand même 2h du matin !

Oui, mais, c’était sans compter la présence de Grande Fille, et de sa passion pour les peluches. Elle ne se déplace jamais sans au moins une petite bestiole à poils dans son sac. C’est à ce moment qu’elle sort l’objet providentiel, et que P’tite puce retrouve le sourire, puis rapidement le sommeil.

Danseuse, par contre, bien qu’un peu plus grande, aime bien également la compagnie d’un doudou pour s’endormir. Heureusement, la raison l’emporte et nous pouvons tous retrouver les bras de Morphée.

Jusqu’au matin où nous entendons ces paroles…

Ainsi, pour que chacune trouve un peu de réconfort, et dans un esprit de solidarité fraternelle, elles avaient partagé le doudou, telles deux prisonnières partageant un maigre repas.

Petit instant de plaisir de père de famille…

 

Caser les enfants pendant les vacances: #2 Chez les grands parents

Deuxième opus de la série…

Pour ceux qui ont la chance d’en avoir, qui on la chance que ces grands parents veuillent/puissent s’en occuper, c’est je crois un des meilleurs moments de vacances pour les enfants.

Je continue avec le système des avantages/inconvénients

Avantages

  • Maintenir et favoriser les liens avec les grands-parents. Ces derniers sont vraiment heureux de les accueillir, et les enfants adorent se retrouver avec eux. Ces séjours sont toujours très enrichissant. Ils reviennent avec des tas d’expériences nouvelles.
  • On ne paie pas l’hébergement, les animateurs, la cuisinière, la piscine (oui, c’est un peu le paradis !) … :-)
  • Généralement, elles retrouvent par la même occasion leurs cousins, cousines, pour de longues heures de jeux et une provision de souvenirs
  • Nous avons entière confiance
  • Ils sont généralement particulièrement bien nourris ;-)

Inconvénients

  • Là, je sèche…
  • Non, vraiment, je ne vois pas… :)
  • Ah, si, il y en a un ! Nous n’y sommes pas confrontés,  mais certains parents de mon entourage s’en plaignent parfois: il s’agit de la tendance de certains grands-parents de céder à tout, obligeant une « reprise en main » au retour chez les parents, lorsque les enfants entendent à nouveau un NON ! Chez nous, comme je le disais, le problème ne se pose pas, et même, l’inverse se produit parfois, au point d’voir droit à:

« avec papi et mamie, on n’a pas le droit de faire ça… » mdr

Pour finir, j’ai trouvé ce petit témoignage d’une mamie qui accueille ses petits enfants, et qui représente assez bien ce que je constate chez nous, la mer en plus !

Et chez vous, les enfants vont-ils chez leurs grands-parents pour les vacances ?

 

Caser les enfants pendant les vacances: #1 Au centre de loisir

centre de loisirContrairement à nos enfants, nous n’avons pas (en tout cas pour la plupart d’entre nous, à moins qu’il y ait une majorité d’enseignants qui vienne lire ce blog :) ) deux mois de vacances. Comme chaque année, il faut donc trouver comment occuper nos bambins pendant cette période.

Premier article d’une petite série qui, j’espère, vous donnera des idées pour vous débarrasser de occuper vos enfants pendant que vous êtes encore au boulot, à regarder ce beau soleil dehors en attendant vos vacances ;)

Evidemment, ces propositions s’appuient principalement, et comme toujours sur ce blog, sur mon expérience.

Donc, première proposition: le centre de loisir, que j’appelais centre aéré quand j’étais jeune, c’est à dire il y a quelques années ;-)

Avantages

  • Les enfants retrouvent plein de copains / copines et sont généralement ravis de leurs journées.
  • Ils ne sont pas trop loin, ce qui permet de les voir tous les jours
  • Ils font des tas d’activités (peinture…) qui sont plus ou moins prohibées à la maison.
  • Ils font des tas d’activités (jeux d’eau…) qui ne sont pas réalisables en appartement.
  • C’est facile à organiser, il suffit de les inscrire et… de payer.

Inconvénients

  • Ils ne sont pas trop loin, nous devons donc encore les supporter tous les jours… :-)
  • Il rentrent souvent le soir avec tout un tas de bricoles toutes plus inutiles et encombrantes les unes que les autres, mais qu’il faut ABSOLUMENT garder !
  • Ils ne sortent pas vraiment de leur cadre habituel.
  • Ils sont obligés de se lever tôt.

En résumé, chez nous les enfants vont au centre de loisir lorsqu’ils ne peuvent pas aller ailleurs, et ne s’en plaignent pas trop, même si ce n’est pas ce qu’ils préfèrent.

Et chez vous, les enfants aiment bien le CL ?

 

 

Quand elle se plie en quatre

Table dressée, gâteau réalisé, repas préparé, appartement rangé, petites soeurs douchées et cadeau fabriqué. Grande fille s’est surpassée aujourd’hui. Et dire que je me demandais récemment si ses efforts du premier jour allaient durer… Il aura juste fallu attendre une semaine pour voir le deuxième jour d’effort ! :-) Et je ne vous parlerai pas, au risque de vous effrayer, de l’état de la cuisine après tout ça…

Mais je suis dur, et je vais arrêter de critiquer, car tout cela n’avait qu’un but, faire plaisir à sa maman, et faire en sorte qu’elle soit heureuse en rentrant du boulot, le jour de son anniversaire. Et cette attention était formidable. Au passage, je ne vous dirai évidemment pas quel âge Mère de famille vient d’avoir, mais juste qu’elle est un peu plus âgée que moi ;-)

Ce que nous pouvions lire sur la porte de la cuisine…

Mais pourquoi avoir interdit l’entrée de la cuisine aux plus de 40 ans, alors qu’elle aurait pu se limiter aux plus de 20 ans, ou même 15…

Réponse de Grande fille: « il fallait que ça fasse vraiment vieux… »

Nos enfants sont formidables ! :)

 

Le syndrome du ventre vide

j'ai faimMais quels sont les symptômes de ce syndrome bizarre ?

Au début, ça commence par « On mange bientôt ? »

Puis, un peu plus tard, ça devient « J’ai faim !! »

Enfin, rapidement, ça dégénère ! Perte de contrôle total. Des pleurs, des crises… Plus qu’une idée en tête: manger !

A l’âge adulte, les symptômes sont moins spectaculaires mais néanmoins extrêmement visibles, que l’on pourrait décrire comme une certaine irritabilité associée à une difficulté de concentration.

Comment gérer les crises ?

Il est nécessaire de faire savoir au cerveau qu’une source d’énergie a été apportée à l’organisme. Et je ne connais qu’une méthode pour y parvenir: manger ! Après le début d’ingestion des aliments, il faut quelques minutes pour en constater les effets, à savoir un apaisement général de l’atmosphère…

Qui peut-être victime de ce syndrome ?

D’après mon expérience, ce syndrome est héréditaire et se transmet de père en filles, mais pas systématiquement.

Peut-on guérir ?

Il n’existe à ce jour aucun traitement connu pour se débarrasser de ce syndrome. Comme je crois qu’aucune recherche sur ce sujet ne soit en cours, on n’est pas près d’en trouver un ! Les personnes qui en sont victimes vont donc devoir continuer de vivre avec pour longtemps…

Comment l’entourage vit-il cette situation ?

Il peut en souffrir. Il doit donc développer des qualités d’anticipation, afin que les repas soient pris à l’heure, d’organisation, afin d’avoir toujours un encas disponible en cas de crise et… de patience ! :)

Appel à témoin

Si vous même ou quelqu’un de votre entourage est victime de ce syndrome, merci  d’apporter votre témoignage. C’est toujours réconfortant de savoir que l’on n’est pas seul…

 

PS: j’ai appris depuis l’écriture de cet article que le syndrome du ventre vide existe vraiment, mais n’a rien à voir avec ce qui est décrit ici. Tout en respectant les victime du vrai syndrome, je ne change pas le titre de mon billet, parce que j’étais trop content de l’avoir trouvé :)

Adieu la maternelle

« Qu’est ce qui va changer pour toi à la rentrée ? »

« Avant, j’étais petite, après je serai grande ! »

Vous l’aurez deviné, P’tite Puce a vécu sont dernier jour de maternelle et entrera à la rentrée prochaine à la GRANDE école. Cela fait des mois qu’elle attend ce moment et attend maintenant la fin des vacances… :)

Mais cette année, elle n’est pas la seule à en avoir fini avec la maternelle, car nous aussi, après 10 ans quasi non stop de fréquentation, nous allons également définitivement la quitter.

C’est une étape…

Et qui dit étape, dit petit bilan.

Nous avons eu, au cours de ces années, l’occasion de rencontrer des enseignantes (puisqu’il n’y a eu que des femmes) formidables. Je garderai notamment un très bon souvenir d’une certaine Julie. Et d’ailleurs, je ne dois pas être le seul à en garder un excellent souvenir, vue le nombre de papa se retrouvant de façon inhabituelle à la sortie de la classe :) . Non, bien sûr, indépendamment de son physique engageant, elle a très bien su, malgré son jeune âge, cerner chaque enfant et lui apporter ce dont il avait besoin. Danseuse avait adoré cette année-là !

Cela va peut-être vous paraître bizarre, mais le principal point négatif est le profond ennui que les enfants ont parfois connu dans ces petites classes. Bien sûr, pas tout le temps, pas toutes les années, pas systématiquement, mais j’ai quand même le souvenir de période difficiles où elles attendaient qu’il se passe quelque-chose… Je l’expliquerais par le fait qu’à ces âges, les différences entre les enfants d’une même classe peuvent être énormes, et comme parfois rien n’est fait pour combler ces écarts, je comprends qu’elles en aient eu parfois un peu marre de coller des gomettes ou compter trois poissons :)

Malgré cela, je vouerai toujours une profonde admiration envers toutes ces enseignantes (et enseignants même si je n’en ai pas connus) qui doivent des journées entières supporter des dizaines d’enfants et, pour avoir vécu ça de temps en temps à l’occasion des sorties scolaires, je sais que j’en serai absolument INCAPABLE, sous peine dépression sévère au bout de quelques jours !

Rendez-vous en septembre pour l’entrée en CP…

 

I have a dream

rêveUne pile de vêtements repassés, du linge sorti de la machine et étendu, le repas préparé (ou presque) et servis, plus qu’à se mettre les pieds sous la table :) , une chambre à peu près rangée…

En ce premier jour de vacances pour les collégiennes, elles ont voulu faire, comme promis, bon effet.

Pour cause de brevet, le collège a fermé en effet ses portes une semaine avant la fin officielle de l’année scolaire, les deux grandes se retrouvent donc seules, pendant que leurs petites seules sont encore à l’école et les parents au boulot.

Elle ont donc promis, juré, craché (enfin non, pas craché…) qu’elle allaient faire des efforts pendant ces vacances et participer un peu plus aux activités ménagères.

Il faut dire qu’elles ont de la marge ! la participation aux taches ménagères étant un combat de tous les jours. Nous ne leur en demandons pourtant pas énormément, sachant qu’elles ont un emploi du temps assez rempli par ailleurs. Le minimum vitale serait (vous avez remarqué le conditionnel ? ;) ) que l’état de rangement des chambres permettent, d’une part de progresser relativement aisément jusqu’à la fenêtre, et d’autre part d’enlever de temps en temps un peu de poussière. Mais également de participer à quelques tâches de base comme la mise du couvert, le débarrassage de la table, le remplissage du lave-vaisselle et quelques autres menues choses…

Je rêve, I have a dream… qu’un jour nous n’ayons pas à réclamer, rappeler, et réclamer encore avant d’avoir une action, que tous les jours soient comme ce premier jour de vacances.

C’est bien d’avoir des rêves… :)